Preview J13 : CCRB - SLUC NANCY

Des mots pour soigner les maux


Ce qui manque au CCRB, c’est la communication. Ce vendredi à Châlons, face à Nancy, les joueurs du CCRB devront se parler…


S’il y a une chose évidente… c’est que ce n’est pas le bon moment pour affronter Nancy ! Mal partis dans ce championnat, les Lorrains vont se présenter demain vendredi sur le parquet châlonnais de Coubertin (20 heures) forts de deux succès consécutifs en championnat. Leur profil a été remodelé avec le retour de Randal Falker (10 pts à 51 % - 5,2 rebonds) et les arrivées de Derwin Kitchen 11,8 pts – 52 % derrière l’arc de cercle – 8 rbds – 4,8 passes), de Mike Pietrus (8,5 pts à… 21 %) et de Zach Moss.


Le CCRB, lui, reste sur trois défaites consécutives dont la dernière, à Dijon, n’est guère rassurante (92-68). Mais, la période n’est pas aux regrets ni aux lamentations. Trois rencontres en dix jours se profilent qui donneront une indication sur le futur quotidien des pensionnaires de la Pro A et notamment de l’union marnaise. « En trois matches, on doit dessiner notre avenir », image Nikola Antic. Nancy (vendredi) et Rouen (dimanche 27) à la maison, Chalon-sur-Saône en déplacement entre les deux réceptions diront si les Ccrbistes ont un bon coup de crayon ou non…


« PROTEGER LE GROUPE »


Nancy d’abord. « C’est une équipe qui a mal débuté son championnat », rappelle le coach marnais. « Une équipe qui joue beaucoup le un contre un et qui aligne des joueurs de talent ». Sous-entendu : « Il y a quelque chose qui cloche dans leur classement ». Le mal est certainement collectif. Comment expliquer autrement que les noms ronflants, qui composent le roster nancéien, n’aient pas signé davantage de succès ?


Les Champenois ne peuvent se targuer d’une telle brochette de talents. « Nous devons nous appuyer sur le collectif », souligne le technicien du cru. Au nom de ce collectif, il a décidé de ne pas solliciter Todic à Dijon. « Mon devoir est de protéger le groupe. Todic n’est pas en forme, donc il ne joue pas ». Pas sûr que la situation ait évolué en une semaine !


Nikola Antic sollicitera donc son quatuor US et Michel Morandais, ses fers de lance. « Mais, nous devrons nous montrer agressifs », poursuit-il avant de cerner le mal actuel : la communication. « Cela nous a manqué à Dijon. Parler, s’énerver, communiquer, cela ne s’apprend pas. C’est dans l’âme ! ». Le remède est donc tout trouvé : des mots pour soigner les maux.