Preview CCRB - STRASBOURG

Se méfier d’une bête blessée


Strasbourg, l’un des grands favoris du championnat, voudra faire oublier sa défaite de samedi demain mardi à Reims. L’objectif sera le même pour le CCRB, battu à Pau en ouverture.


Attention à la bête blessée ! Surtout quand la dite bête a pris l’habitude de tout dévorer (ou presque) sur son passage. Strasbourg, vice-champion de France et n° 1 de la saison régulière 2015, se présente à Reims avec de nombreux regrets. Celui de ne pas avoir proposé le jeu d’équipe espéré par son coach (et sélectionneur national) Vincent Collet et surtout celui de s’être incliné, sur son parquet, lors de la première journée face à l’Asvel  du président TP (77-87).


Alors oui, attention à la bête blessée ! Mais la SIG n’a pas l’apanage de la rébellion. Le CCRB se trouve dans la même situation que son prestigieux hôte. Lui aussi s’est incliné samedi soir, 75-66 à Pau et ne rêve que de deux choses : effacer ce revers et ouvrir son compteur victoires.


De l’intention à la réalité, il y a nombre d’obstacles qui  interpellent Nikola Antic. « Ce n’est jamais bon de disputer son premier match à domicile contre une grosse équipe », note le coach marnais. « En plus, contre une équipe qui a perdu. Elle mettre plus d’agressivité que d’habitude ». Autre détail qui gêne Nikola Antic, celui de la préparation de ce match car « pour affronter un adversaire du calibre de Strasbourg, il faut du temps pour être prêt aussi bien physiquement que tactiquement ».


OUVERT MAIS COMPLIQUE


Mais le calendrier est ainsi fait que les pensionnaires de l’élite n’ont pas eu de temps pour élaborer leur plan de jeu. « On n’a pas pu préparer certaines petites choses et notre récupération n’a pas été idéale (le CCRB s’est déplacé à Pau pendant que la SIG recevait Villeurbanne) ». On pourrait croire que le scouting des Alsaciens a été facilité par le fait que les formations se sont affrontées à deux reprises en présaison (une victoire, une défaite). Mais, la compétition n’a rien à voir avec la préparation…


Ces paramètres laissent supposer que la tâche proposée aux Ccrbistes s’assimilera plus à une mission impossible qu’à une promenade de santé. Nikola Antic ne manie pas la langue de bois et assure « que s’il y a des incertitudes, cela ne nous empêchera pas de disputer un match ouvert contre la SIG ». Ouvert mais compliqué car les Alsaciens possèdent de nombreuses ressources.


CADENASSER LE REBOND


Ainsi, lors des trois coups, Vincent Collet a sollicité onze joueurs (dix ont marqué), sept ont foulé le parquet entre 20 et 30 minutes. Dans le même temps, Nikola Antic a pu compter sur sept marqueurs (dix joueurs utilisés) et il s’est essentiellement appuyé sur ses cinq renforts étrangers (33’ pour Richard, 30 pour Todic, 29 pour Young, 27 pour McConnell et 26 pour Gordon).


Il faudra donc que Michel Morandais et ses partenaires corrigent rapidement leurs imperfections béarnaises. Il faudra, par exemple, ne pas gâcher les ballons durement arrachés à leurs rivaux, il faudra aussi cadenasser le rebond (14 ballons abandonnés aux Palois sous le cercle champenois), il ne faudra pas laisser s’enflammer les artilleurs bas-rhinois. Les Beaubois, Leloup ou autre Weems n’ont pas besoin de beaucoup d’espace pour martyriser n’importe quelle défense. Surtout s’ils savent pouvoir compter sur de gros rebondeurs comme Golubovic ou Duport. A Todic, Gordon, Florimont, Antic et leurs petits camarades de relever le challenge et de faire mordre la poussière à la Strasbourg. La bête blessée n’est pas forcément celle à laquelle on pense...