Preview Journée 1 : PAU - CCRB

Dans le vif du sujet


Ça y est ! Le championnat débute ce samedi. Le CCRB est invité à un périlleux déplacement à Pau.


 


«  Ouh, la la ! Je ne connais aucun coach qui dira que son équipe est prête quelques jours avant que le championnat ne débute ». Nikola Antic, pas plus que ses dix-sept collègues de la Pro A ne se hasardera donc à affirmer que tout est beau à 24 heures de la reprise. Son adversaire de samedi soir, le néo-Béarnais, Châlonnais de naissance, Eric Barthechecky fait certainement preuve de la même prudence avant d’accueillir le CCRB.


Bon d’accord, les techniciens de notre Elite auraient bien aimé bénéficier de quelque chose en plus, de quelques jours supplémentaires avant de plonger dans le grand bain de l’exercice 2015 / 2016. Mais, pour aller défier Pau-Lacq-Orthez sur ses terres (20 heures), il faudra faire avec les moyens du moment. C'est-à-dire avec un joueur toujours en phase d’intégration (Miroslav Todic) et deux autres en période de reprise athlétique (Tiegbé Bamba et Luka Antic) après des blessures (hématome et entorse de la cheville).


« LES COACHES NE SONT PAS SUR LE PARQUET »


« C’est très important pour les têtes de bien commencer un championnat », annonce Nikola Antic qui espère que « la claque reçue à Gravelines (95-73 en coupe de France) » fera du bien à sa troupe. « On n’était pas prêt tactiquement ». Normal à une période où le scouting de l’adversaire ne constitue pas (encore) une priorité. Le déplacement palois est placé sous d’autres perspectives. Il s’agira de ne pas être surpris, ou d’avoir rapidement les réponses aux problèmes rencontrés, afin de rester dans le match jusqu’au bout et de nourrir l’espoir de regagner la Marne avec les deux points en poche.


En début de saison, l’analyse pointue de l’adversaire est difficile. Lors des matches de préparation, les équipes sont rarement au complet. Nikola Antic a donc dû s’appuyer sur ses connaissances des joueurs béarnais, acquises lors de la saison dernière, pour brosser le portrait de son rival du jour. « Je sais quelle est la philosophie de jeu d’Eric Bartechecky », lâche-t-il. « Mais, ce ne sont pas les coaches qui sont sur le parquet ». Il connaît les points forts (et les faiblesses) des habitués de la Pro A, David Denave, Yannick Bokolo, JK Edwards ou encore Michaël Thompson, Wilfried Yeguete, Max Kouguère.


 « HUMAINEMENT, J’AI UN BON GROUPE »


Reste à savoir comment se comporteront ces éléments sous la houlette de Bartechecky et quelles surprises les US du Béarn, l’ailier  Lance Harry (1,95 m) et l’intérieur Steven Smith (2,03 m) leur réserveront.


Et puis, il y a l’inconnu… de la maison ccrbiste Miroslav Todic. « Il est arrivé un mois après les autres joueurs. On verra s’il est fort psychologiquement. Son profil est intéressant, il peut prendre des rebonds, s’écarter pour prendre des shoots ». Mais surtout, il a besoin de réussir un bon match « pour finir de convaincre ses partenaires ». Le coach marnais connaît l’importance, pour un joueur, d’une belle performance individuelle agrémentée d’une victoire. Mais, il n’a pas d’inquiétude sur le comportement de son équipe. « Humainement, j’ai un bon groupe qui a envie de travailler ensemble ». Et de gagner.