PREVIEW NANTERRE-CCRB

Et maintenant… Nanterre !


Après Limoges, Nancy et Villeurbanne, le CCRB s’attaque à Nanterre, l’équipe qui pratique l’un des plus beaux jeux de la division.


 


Personne ne sait ce que l’avenir réserve au CCRB. Raison de plus pour savourer les bons moments actuels, la belle victoire contre Villeurbanne, les louanges unanimes (mis à part ceux des adversaires malheureux), le classement (7e)… Le séjour prolongé (et à prolonger) des Ccrbistes sur leur nuage ne leur fait pas oublier la réalité du quotidien. « En ce moment, le jeu que nous produisons est très proche de celui que je veux pour mon équipe », avoue Nikola Antic. Mais, le coach marnais connaît la réalité du sport et craint le revers de la médaille.


D’autant que le calendrier qui attend sa troupe ne prête guère à l’optimisme. « L’adversaire à venir est toujours plus fort que celui que nous venons d’affronter », fait-il remarquer. Demain samedi, les Villeurbannais de Tony Parker seront remplacés par les Nanterriens de Pascal Donnadieu. Pas un cadeau tant les Franciliens sont devenus des valeurs sûres du basket hexagonal. Champions de France 2012, ils occupent depuis le devant de la scène et entendent bien ne pas redescendre de leur piedestal.


LE PARADOXE CCRBISTE


C’est exactement la même ambition qui anime actuellement les Champenois ! En creusant un peu les différentes données de ce sommet à venir, on salive d’avance. Première attaque (Nanterre 83,9) contre la deuxième (78,8) ; première formation à l’évaluation (Nanterre 96,5) contre quatrième (91,1) ; équipe la plus adroite à 2 et 3 points (Nanterre 56,3 et 39,5 %) contre 8e (51,9) et 12e (34,3). Doit-on donc s’attendre à assister à un match d’attaque ? « Pas sûr », prévient Nikola Antic. « Nanterre possède de nombreux talents, nous, nous avons une richesse offensive mais… la différence se fera peut-être par la défense ».


Et dans ce domaine, les chiffres plaident encore pour les Nanterriens (4e meilleure défense 73,1 pts contre 78,3 au CCRB, 14e). Cela ne permet pourtant pas aux observateurs d’affirmer que la rencontre est d’ores et déjà jouée. Car, paradoxe, la défense ccrbiste est plus hermétique hors de ses bases (77 pts) que sur son parquet (79,7). « Ça va être difficile », reconnaîssait Sharaud Curry après la belle victoire contre l’Asvel mais « on réussit plutôt bien sur la route ».


Le petit meneur US n’était pas encore dans le roster marnais lors du match aller perdu 80-83. Son adversaire de samedi, TJ Campbell, non plus. Cela va-t-il donner une autre tournure à la soirée ? En l’absence de Da’Shean Butler (blessé à l’épaule, à l’arrêt jusqu’à mercredi), Nikola Antic va-t-il trouver les clés du match ? Ses joueurs pourront-ils s’appuyer sur leurs points forts ? Les statistiques montrent que le CCRB est plus efficace au rebond (1er au rebond défensif, 5e au rebond off), qu’il provoque davantage de fautes (19,5) que son rival à venir (17,7), qu’il en profite mieux également (75,2 % de réussite aux lancers contre 71,3 %).


INQUIETUDES CONTRE CRAINTES


Restent les hommes, les talents individuels. Pascal Donnadieu a l’habitude de partager le gâteau en dix belles parts. Ses hommes le remercient en participant, tous, activement à la marque. Et puis, quand cela ne fonctionne pas comme il le veut, le coach francilien peut toujours compter sur sa pépite, Mykal Riley (12,4 pts – 4,5 rebonds – 81 % sur la ligne - 3,3 passes, etc), sur son meneur Campbell (45 % à trois points – 4,6 passes) ou sur ses hommes en forme Jaiteh (12,8 pts à 64 % – 8,8 rbds lors des six dernières journées), Campbell (5/9 derrière l’arc contre Boulogne), Passave-Ducteil et N’Zeulie.


Les sujets d’inquiétude ne manquent pas. Mais, les Nanterriens doivent, eux-aussi, nourrir quelques craintes. La zone ccrbiste « et sa spécificité », dixit Antic, fera-t-elle pencher la balance du côté marnais ? Ce serait un énorme exploit. Nanterre reste en effet sur quinze succès lors de ses dix-sept derniers matches…