CCRB-ROUEN 70-76

Le temps des questions


Battu samedi par Rouen, un concurrent direct pour le maintien, le CCRB doit rapidement lever ses interrogations afin d’aborder un mois de décembre on ne peut plus délicat.


 


CHALONS-EN-CHAMPAGNE. – Rouen bat CCRB 76-70 (25-13, 12-21, 18-21, 21-15). Arbitres : MM. Chambon, Castano, Amrani.


CCRB : 27 paniers sur 66 tirs dont 5 sur 19 à trois points. 11 lancers francs sur 13. 16 fautes. 42 rebonds (Payne 10). 12 passes décisives (Payne 5). 11 balles perdues.


Chalmers 1, Payne 21, Mitchell 6, Watkins 15, Morandais 4 puis Butler 2, Edi 16, Lesca 5, Florimont.


ROUEN : 27 paniers sur 62 dont 10 sur 24 à trois points. 12 lancers francs sur 14. 19 fautes. Eliminé : Hamilton (38e). 33 rebonds ‘Trapani 13). 14 passes décisives (Hamilton 10). 9 balles perdues.


Mbaye, Trapani 10, Thompson 20, Cook 8, Koffi 15 pis Bigote, Hamilton 10, Mipoka 13.


 


 


On a coutume de dire que deux matches consécutifs à la maison ne sont pas simples à gérer. Que signer deux victoires de rang devant ses supporters est une tâche ardue. Patatras ! Le CCRB a apporté une nouvelle preuve de cette affirmation – il s’en serait bien passé – en s’inclinant face à Rouen sur son parquet de Coubertin.


Au quart du championnat, certaines interrogations méritent d’être levées.


LES CONSTATS


1)      DIESEL ? Le CCRB est un piètre « démarreur ». Lors de ses neuf premiers matches, l’union marnaise n’a remporté qu’un premier quart temps… lors de la soirée inaugurale contre Paris-Levallois (29-19 en surfant sur la remarquable adresse périphérique de Mitchell). La suite ? Des entames poussives obligeant Michel Morandais et ses partenaires à se lancer dans des courses-poursuite délicates : 22-28 à Chalon, 15-25 contre Nancy, 21-24 à Boulogne, 16-30 à Pau, 16-24 contre Le Mans, 16-24 à Dijon, 18-19 contre Orléans et samedi soir 13-25 contre Rouen. A trois reprises, les Ccrbistes ont gommé leurs errances initiales (à Boulogne, à Pau et contre Orléans). Les autres fois, ils se sont épuisés et ont fini par s’avouer vaincus comme samedi contre Rouen.


2)      CADRES ? Nikola Antic a toujours dit que pour passer une bonne soirée, son groupe avait besoin de trois éléments à leur meilleur niveau et deux à un niveau moyen (ou plus). Cela s’est vérifié… trois fois. Payne a été de tous les bons coups (et même plus), Watkins également, Mitchell ou Butler venant s’associer à l’habituel duo haut de gamme. On aurait pu y ajouter un quatrième rendez-vous samedi soir (Payne 31 d’évaluation, Edi 21, Watkins 20) mais sur le parquet de Châlons, personne n’est venu à la rescousse. Pire, deux des hommes de base, Chalmers et Butler ont rendu une copie négative (- 6 et – 3) !


3)      PALIATIF ? Le CCRB n’a guère de marge de manœuvre quand ses hommes de base ratent le rendez-vous. L’adresse à trois points ? Jusqu’au match du Mans, la réussite derrière l’arc était remarquable, la meilleure de la division. A Dijon, cet atout s’est envolé : 13,6 % à3/22. Samedi, cela s’est malheureusement confirmé, les Ccrbistes ont shooté à 26,3 % derrière la ligne (5/19). Michel Morandais, réputé pour sa qualité de tir, n’ose plus tenter sa chance (0/1 contre Rouen). Chalmers et Mitchell ont pris chacun quatre tirs à 6,75 m. Sans réussite !


Une bonne gestion ? Le résultat n’est pas toujours garanti. Face aux Normands, les Marnais n’ont abandonné que 11 ballons. Contre Paris-Levallois, ils avaient fait mieux (9), et encore mieux contre Le Mans (4). Au moins, cette faculté de ne pas gâcher leur permet-elle de rester dans le match jusqu’au money-time.


 


LES SOLUTIONS


Elles appartiennent bien sûr au groupe, à ses techniciens et au staff. Le travail de la semaine ne peut pas ne pas payer. Mais, il faut que chacun apporte sa pierre à l’édifice le soir du match. On l’a déjà pointé du doigt : samedi, trop de joueurs sont passés à côté de leur sujet. Le CCRB ne peut se permettre ce « luxe ». Mitchell, Morandais, Butler et Chalmers n’ont apporté que 13 points au CCRB contre Rouen. Leur apport ( !) est encore plus « effroyable » quand on fait l‘addition (ou la soustraction) de leurs évaluations : - 4 pour ces quatre cadres.


Si les Rouennais peuvent se réjouir d’avoir décroché le gros lot en jouant à six (Mbaye s’est blessé d’entrée de jeu), les Ccrbistes ont payé au prix fort  de n’avoir pu leur opposer que… trois éléments (Payne, Watkins et Edi).


L’AVENIR… REDOUTABLE


Le mois qui vient s’annonce redoutable. La période de Noël sera tout sauf un cadeau pour les hommes de Nikola Antic avec sept matches en trente jours. Jugez-en par vous-même.


Samedi 29 novembre : déplacement à Villeurbanne qui est redevenu vert depuis que le président Tony Parker a décidé de confier les rênes de son groupe à Nordine Ghrib.


Samedi 6 décembre : déplacement à Cholet où il n’est jamais aisé de s’imposer


Mardi 16 décembre : réception de Limoges, le champion de France, actuel 2e


Samedi 20 décembre : déplacement à Strasbourg, le leader aux dents longues qui vient d’enrôler l’international Mickaël Gelabale


Mardi 23 décembre : réception du Havre, drivé par Eric Bartéchecky qui rêve certainement d’un exploit sur les terres châlonnaises qui l’ont vu naître


Vendredi 26 décembre : déplacement à Gravelines (4e), chez l’ancien coach de l’Espé Christian Monschau


Lundi 29 décembre : réception de Nanterre (3e)