PREVIEW CCRB - OLB

La tête et/ou les jambes


Toujours dans l’attente et l’espoir d’un premier succès à domicile, le CCRB doit aborder la rencontre de demain lundi à Reims contre Orléans avec sérénité et détermination.


 


Et si cette huitième rencontre du CCRB au sein de l’élite se décidait… dans les têtes plutôt que dans les jambes ? Nikola Antic aimerait que l’on n’en arrive pas là mais sa troupe ne s’est pas donné toute la confiance nécessaire lors des premières journées (2 victoires, 5 défaites). Et de la confiance, de la sérénité, les Marnais vont en avoir besoin pour affronter les Orléanais, à peine mieux lotis qu’eux (3 – 4).


En plus des protégés de François Péronnet, les Ccrbistes vont devoir vaincre demain lundi (20 h 30 à René-Tys) la mini malédiction (ils ont affronté Paris-Levallois, Nancy et Le Mans) qui les a privés jusqu’à présent d’un succès à la maison. Ils devront également faire abstraction des caméras de Sport + et se concentrer sur leur basket. Ces considérations évacuées, c’est donc sur le parquet rémois de René-Tys que Michel Morandais et ses partenaires vont devoir fourbir leurs arguments. « Attention », prévient le coach du CCRB, « Orléans va certainement nous proposer une forme de jeu différente de ce qu’ils ont pratiquée jusqu’à présent ».


FORCE OU FAIBLESSE


Le technicien monténégrin pense certainement à la défense qu’adopteront leurs rivaux. «  Mon boulot, c’est de prévoir », souligne-t-il. «  Faire en sorte qu’il n’y ait pas de surprises ». Réputé par son caractère atypique, le secteur défensif d’Orléans pourrait être la clé de la soirée. Les premières possessions seront capitales. « A Dijon, j’ai vu dès l’entre-deux que nous n’étions pas dans les meilleures dispositions. Ce n’est pas grand-chose mais quand un joueur ayant un net avantage de taille ne prend pas l’entre-deux, cela veut dire beaucoup de choses ».


Les cinq joueurs que Nikola Antic désignera pour entamer la rencontre auront donc la redoutable tâche de lancer leur équipe sur les bons rails. Mais trouver des solutions offensives ne sera pas suffisant. Il faudra aussi limiter le rendement des gâchettes orléanaises. Kyle McAlarney et David Noël adorent prendre leur chance derrière l’arc de cercle (5,4 et 5,3 tirs par match). Et comme ils shootent à 48 et 56 % (!), pas besoin de chercher plus loin la force de cette équipe. La faiblesse aussi car il suffirait que la machine à scorer se grippe pour que la soirée soit belle.


EN FRANÇAIS


Pas sûr malheureusement que le CCRB puisse s’aligner au complet et/ou en pleine possession de ses moyens. Michel Morandais et Guy-Landry Edi ont été perturbés par des petits bobos pendant la semaine. Connaissant la vaillance de ces deux joueurs, on ne doute pas, cependant,  de leur présence demain à Reims. On ne doute pas non plus que le groupe marnais se battra de toutes ses forces pendant quarante minutes. Sans que les bras ne tremblent, sans que les esprits ne « psychotent ».


Histoire de prouver et de montrer à tout le monde que la soirée dijonnaise est bel et bien oubliée (lourde défaite 57-78), Nikola donnera l’exemple et redeviendra Antic. « A Dijon, j’ai parlé anglais pendant les temps morts. Je ne maîtrise pas encore la langue. Contre Orléans, je donnerai mes consignes en français et mes assistants traduiront pour nos Américains ».