PREVIEW POITIERS - CCRB MATCH 2 DEMI RETOUR

Stop ou encore ?


Pour avoir le droit de jouer un match d’appui  samedi soir, le CCRB doit s’imposer jeudi sur le parquet de Poitiers.


Le CCRB aime se faire peur ! Déjà en quart de finale, la troupe de Nikola Antic avait commis un faux pas lors de son premier match à la maison. Mardi soir contre Poitiers, la sanction a été la même que face à Aix-Maurienne avec une défaite (78-89) difficile à digérer. Car, les éléments s’étaient ligués contre les Marnais. Dans l’après-midi de ce match ô combien important, la gastro-entérite avait frappé Michel Morandais.


Sans son artificier en chef, sans son leader, le CCRB n’a pas baissé les bras mais «si l’on a fait preuve d’énergie,  il nous a manqué de la qualité », regrette Nikola Antic.  De l’énergie, le CCRB en a eu à revendre. Le symbole de cette envie a été, sans conteste, Guy-Landry Edi. Appelé dans le cinq de départ, il a multiplié les envolées, régné dans les airs (10 rebonds) et pris ses responsabilités au shoot (20 pts à 62 %). Un véritable poison pour la défense poitevine !


« UNE AUTRE HISTOIRE »


Mais, cela n’a pas suffi. Hormis Ron Slay, impeccable derrière l’arc (3/5), et en l’absence de Michel Morandais,  personne n’a apporté de danger en périphérie. Les meneurs ont encore souffert de la comparaison avec ceux de l’adversaire.


Alors, le CCRB peut-il raisonnablement penser à un retournement de situation ? « Chez nous, ce sera une autre histoire, un autre match », avoue Ruddy Nelhomme. Le coach poitevin se méfie comme de la peste du CCRB. Il s’attend à ce que Michel Morandais retrouve ses petits camarades et à ce que Nikola Antic dirige la rébellion des siens.


Il faudra aussi ne pas prêter le flanc à la critique (la faute technique infligée à Antic a coûté 5 points (plus les deux de la faute sifflée initialement). Elle a également obligé les Ccrbistes à dépenser beaucoup (trop) d’énergie pour effacer les méfaits de ce coup de sifflet les repoussant à 11 longueurs de leurs adversaires au premier mini-repos (15-26).


MUSELER LES GACHETTES


C’est peut-être cette énergie laissée en cours de route qui a manqué à Kévin Joss-Rauze et à ses partenaires pour museler les gâchettes adverses, Justin Ingram et Arnaud Thinon, lors de la seconde mi-temps. A eux deux, les meneurs poitevins ont signé un rédhibitoire 9 sur 14 derrière la ligne de bonification (contre 1/7 pour le CCRB).


Les données sont donc claires avant le match de jeudi soir. Il faudra limiter le rendement du duo Ingram-Thinon – en espérant que Jeff Greer ne se réveille pas –, et faire preuve d’imagination pour présenter et mener à bien un plan de match gagnant. Il faudra enfin que tous les joueurs sollicités par Antic haussent leur niveau de jeu. A ce prix et à ce prix seulement, le CCRB pourra rendre la monnaie de sa pièce à Poitiers.