Action défensive de Guy Landry EDI

Edi est bon !


Missionné pour s’occuper du cas Acker mardi soir, Guy-Landry Edi s’est parfaitement acquitté de sa tâche. Au point de faire déjouer le petit meneur denaisien.


Kévin Joss-Rauze ménagé (gros orteil), le CCRB n’est pas resté longtemps orphelin d’un spécialiste ès défense. Du genre à empoisonner l’existence des extérieurs adverses. Le joker (il est arrivé pour pallier l’absence de Rodrigue Mels) s’est rapidement transformé en atout. A preuve sa prestation de mardi soir face au Denaisien Maurice Acker dont Nikola Antic lui avait confié la garde. Le minuscule meneur nordiste (1,73 m), paradoxal Goliath de la division (4e marqueur 17,6 pts ; 8e « organisateur » 4,5 passes décisives ; 7e à l’évaluation 16,6 en 31’45) a souffert mille maux face à celui qui se présentait comme un David inexpérimenté (il en est à son 10e match avec le CCRB) malgré ses 198 centimètres.


Eh oui, 1,73 contre 1,98 m : le combat pouvait paraître déséquilibré… en faveur du vif Maurice Acker et de son premier pas dévastateur. Eh bien non ! le n° 4 denaisien est resté bien loin, très loin de ses stats habituelles : 12 pts à 23,1 % et 25 % derrière l’arc de cercle (contre 17,6 à 47 % et 40 % depuis le début de la saison) ; 11 d’évaluation en 38’ (contre 16,6). La faute à qui ? A Guy-Landry Edi, international ivoirien formé aux States…


Avec la perspective du retour de Kévin Joss-Rauze et la confirmation de l’efficacité défensive d’Edi, Nikola Antic va pouvoir compter sur un duo de poisons pour faire tourner en bourrique les meneurs (et/ou gâchettes) adverses. Les Boulonnais Akono, Tsagarakis, Mitchell et Brun sont prévenus.


 





Guy-Landry comment avez-vous abordé cette mission défensive sur le meilleur scoreur nordiste ?


«  Je savais qu’il était super rapide, qu’il avait un bon shoot et… qu’il était petit. Tout ça réuni fait qu’il est difficile de défendre sur lui. Le mieux était de le faire driver afin de le placer dans une position difficile soit pour tirer, soit pour passer. Plus il se rapprochait du cercle plus son angle de vision se réduisait. J’ai vite vu aussi qu’il refusait le « pick » et qu’il partait à l’opposé ».


Sa vivacité aurait dû l’aider à vous déborder ?


« Mais, je ne défends pas tout seul. Le faire driver, c’est le faire se rapprocher du cercle et… des grands de l’équipe (Acker a shooté à 25 % dans la raquette, 1/4). Cela a bien fonctionné. On a réussi à l’amener là où il n’avait pas forcément envie d’aller ».


N’est-ce pas un peu frustrant d’être cantonné à une mission de défense ?


« C’est vrai, on ne voit pas forcément l’apport  défensif d’un joueur dans les stats. Moi, j’aime défendre. Cela me plaît de faire baisser la moyenne de points, le pourcentage de réussite  de mon adversaire. La défense, c’est un challenge. Quand j’arrive à stopper mon rival, cela me met en confiance. C’est la défense qui fait gagner les matches ».