Avant ROUEN - CCRB les impressions d'Arthur BOUEDO

« Devenir une machine de guerre »


Arthur Bouedo, l’un des nouveaux meneurs de Châlons-Reims, est ambitieux. Pour lui, un peu. Pour l’équipe, beaucoup. Il avoue vouloir que le CCRB se mue en une formation injouable… pour les autres. Démonstration dès demain  mercredi à Rouen ?


 


Depuis le début de la pré-saison, Arthur Bouedo est l’un des Ccrbistes qui a le plus foulé les parquets. Mis en avant du fait de l’absence du Bosniaque Muhamed Pasalic (qui prépare l’Euro), Arthur, né à Aix-en-Provence il y a 24 ans, a su saisir sa chance. Deux matches pour retrouver ses sensations, deux autres pour en profiter… que nous réserve-t-il à l’occasion de la deuxième confrontation, demain mercredi, contre Rouen et sa gâchette Corbett ?


Arthur, peux-tu nous raconter ce qui t’as poussé à signer au CCRB ?


« C’est simple. J’avais envie d’avoir davantage de responsabilités, de temps de jeu, dans une équipe qui nourrissait des objectifs ambitieux. Le CCRB a avoué depuis sa création qu’il visait la Pro A… Il y a plein de choses qui m’ont tapé dans l’œil. Et puis, l’an dernier, mon coach à Roanne (Pavicevic) m’a beaucoup parlé de Nikola Antic. Il m’en a dit beaucoup de bien. Le fait qu’il soit le coach d’un projet ambitieux a joué un grand rôle ».


Depuis le début de la préparation, tu as eu beaucoup de temps de jeu du fait de l’absence de Muhamed Pasalic…


« Cela me fait du bien. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas joué beaucoup. L’an dernier à Roanne, il y avait Sangaré et Amagou devant moi, des gars en or qui m’ont pris sous leurs ailes. Mais quand tu ne joues pas beaucoup, tu perds vite tes repères. Les deux premiers matches de préparation m’ont permis de retrouver des sensations. Les deux suivants m’ont confirmé que je progressais au fil des matches ».


Tu as évolué plus de trente minutes de moyenne jusqu’à présent. Quand Pasalic  va en avoir fini avec  l’Euro et la sélection bosniaque, ton temps de jeu va diminuer. Comment envisages-tu cette nouvelle donne ?


« Je n’agis pas en me disant qu’il faire le maximum de choses pendant son absence. Pour moi, ce qui est important, c’est le résultat collectif. Quand il va revenir de sélection, je ferai tout pour que la transition soit la plus douce possible. Je lui ferai part de mes quelques observations sur le début de la saison, sur l’équipe, sur les joueurs ».


Parlons de l’équipe. Comment se réalise l’osmose entre les plus jeunes dont tu fais partie et les plus expérimentés ?


« Très très bien. Les « anciens » sont ouverts à nous. Nous, nous sommes avides de conseils. Ce sont de grands monsieurs du basket que l’on écoute. Après un mois de préparation, je trouve qu’il y a déjà une bonne cohésion ».


Quels sont tes objectifs pour la saison ?


« Personnellement, je fais passer le collectif avant le talent, les réflexes du joueur même s’il est important d’avoir une valeur en tant que joueur. Les objectifs de l’équipe vont se préciser au fur et à mesure que le championnat se rapproche. Nous n’en sommes pas encore à scouter les adversaires. Nous nous centrons sur nous-mêmes. On travaille les situations que l’on rencontrera dans la saison. Aujourd’hui, nous devons chercher à limiter les erreurs, à entrer de plus en plus dans l’engrenage voulu par Nikola Antic. Quand il sera bien huilé, l’équipe deviendra une machine de guerre ».


 


ARTHUR BOUEDO


24 ans, né à Aix-en-Provence


1,93 m


Débuts à l’ASPTT Aix, Pôle Espoir d’Antibes et cadet à Hyères-Toulon, Centre de formation de Roanne (champion de France cadet), équipe pro de Roanne (2006/2007 l’année du titre avec Jean-Denys Choulet), cinq années aux Etats-Unis (pré-school près de Los Angeles puis Université du Wyoming où il a obtenu son diplôme en Etudes internationales, retour à Roanne la saison dernière, CCRB.