PIERROT, LE BOSS

Quand l’intendance va, tout va. Au CCRB, la logistique, c’est l’affaire de Pierre Hayon. Veillée d’arme avant la reprise de l’entraînement ce jeudi 8 août.


Après une (trop) longue trêve, les joueurs n’ont qu’une hâte : retrouver le contact avec l’objet de tous  leurs désirs, la grosse balle orange. De leur côté, les supporters piaffent d’impatience en attendant de découvrir leurs nouveaux favoris. Enfin, les dirigeants mettent la dernière main à la pâte en espérant que tout se passe sans accroc.


A la veille de la reprise de l’entraînement, à la veille de la quatrième saison du CCRB, les attentes sont grandes.  Pas question donc qu’un grain de sable – aussi minuscule soit-il – vienne contrarier la progression annoncée  et l’efficacité attendue de la machine marnaise.


Parmi les gardiens du bon fonctionnement du temple, Pierre Hayon, l’intendant, joue un rôle capital. Jeudi matin, quand ils pénétreront dans leur  vestiaire, les Ccrbistes trouveront leur sac (numéroté) avec une partie de leur paquetage. « Il manque encore quelques équipements », souligne Pierre Hayon. « L’équipementier ne nous a pas encore tout fourni ». La technique de flockage – la sublimation – réclame du temps. « Mais tout sera fourni pour  la foire de Châlons, dans quinze jours ».


Cuisinier et maître d’hôtel


Quand ils prendront possession de leur place dans le vestiaire, les hommes de Nikola Antic n’auront  donc qu’à piocher dans leur sac pour mettre la main sur l’indispensable maillot d’entraînement. Dans la salle, ils trouveront de quoi s’hydrater et ainsi  compenser la perte des litres de sueur abandonnés au gré des exercices proposés par leur coach. Tout cela grâce à leur intendant préféré…


Pierrot, sans être maniaque, ne néglige aucun détail, ne supporte aucune approximation. Sans doute les souvenirs de ses 18 mois de marine nationale comme maître d’hôtel du Commandant ou  de ses 36 années passées chez Pomona où ce cuisinier de formation a touché à peu près à tout. « J’ai fini assistant qualité », revèle-t-il. « Je contrôlais tout. La température des camions qui livraient, celle des frigos, de la marchandise ».


A 59 ans, Pierrot, tout en rondeur mais… carré dans ses actes,  est toujours aussi exigeant. Il chouchoute ses joueurs afin de les placer dans les meilleures conditions pour exercer leur art et martyriser leurs rivaux. Sûr, quand  il arpentait les parquets champenois (si, si), l’arrière des Teintureries Laval puis de Goulet-Turpin et du Stade de Reims , le partenaire de Mergen ou Toullec (les anciens apprécieront cette cure de Jouvence), aurait aimé bénéficier d’un tel  traitement !


Mais, Pierrot n’est pas un homme de regrets. A preuve, il n’a pas hésité à sacrifier une moustache de 42 ans d’âge à l’occasion de la qualification du  CCRB pour la finale des play-offs (contre Antibes la saison dernière). Un « sacrilège » vite réparé à la grande joie de Dominique, sa femme. Un sacrilège qu’il commettra à nouveau… « quand le CCRB disputera l’Euroligue ». Mais pour atteindre cet objectif, il faudra que la chaude impatience des joueurs se traduise à partir de jeudi  en une froide efficacité.


 




De 4 à 15


Le vestiaire – avant le match -, c’est l’affaire de Pierrot. Les serviettes, les tenues de match, c’est lui. Alors, le big boss de l’ombre a bien voulu dévoiler en avant-première, les numéros de maillots des Ccrbistes, an IV.


4. Muhamed Pasalic ; 5. Florian Hell ; 6. Florent Tortosa ; 7. Michel Morandais ; 8. Arthur Bouedo ; 9. Ronald Slay ; 10. Sacha Giffa ; 11. Rodrigue Mels ; 12. Luka Antic ; 13. Pape Beye ; 14. Kévin Joss-Rauze ; 15. John Turek.