INTERVIEW DE NIKOLA ANTIC FIN DE SAISON

Le CCRB ne fut pas loin du titre de Champion de Pro B. Il est allé jusqu'à la dernière marche de l'ultime ascension mais a échoué vaillamment contre la belle équipe d'Antibes. La saison fut riche en événement du côté de la Marne avec des hauts et des bas. Nikola Antic, l'entraîneur depuis trois saisons, revient sur cette année qui aurait pu se terminer en apothéose.


 


Nikola, quel bilan tires-tu de cette troisième saison du CCRB ?


Nikola Antic :« Pour faire un bilan global, je veux revenir trois ans en arrière. La première année, nous avons fini neuvième. La deuxième, troisième avec une demi-finale à la clé. Cette année, on fait troisième et on va en finale. On a encore fait un pas. On essaye toujours de positiver au moment de faire le bilan. On a fait quelque chose en mieux cette saison. Je suis satisfait car on a commencé avec une équipe jeune et on l'a fait progressé. Il nous a manqué de l'expérience en finale. Je suis fière car on n'a pas eu beaucoup de problème dans le groupe. On n'est pas habitué ici à rencontrer des problèmes extra-sportifs que ce soit à Reims ou à Châlons. Le seul bémol de cette saison, c'est la finale. Il y a aussi ce passage à vide au milieu de la saison. Mon regret, ce sont ces quelques matchs que nous aurions pu gagné avec plus d'expérience. »


Comment juges-tu le travail du groupe ?


NA : « Le groupe a bien travaillé ensemble. Dire que je suis un coach défensif quand tu es la première défense, ça ne m'importe pas. C'est la manière de travailler qui m'intéresse. Les principes défensifs donnent plus de qualité. On peut être une bonne équipe en défense mais aussi une bonne équipe en attaque. »


L'équipe a t-elle progressé par rapport à l'an dernier ?


NA : « L'année dernière, on avait une équipe qui était consciente de ses faiblesses. Elle devait être plus cohérente et jouer ensemble. Il n'y avait pas beaucoup de talent. Cette année, il y a beaucoup plus de talents. On pouvait résoudre les problèmes individuelles. On avait plus d'options tactiques qu'Antibes sur cette finale. Mais la vérité, c'est de montrer la qualité individuelle au bon moment. Il faut la qualité de répondre dans le combat. Il faut créer un comportement de se battre dans des chiens. J'attendais plus su Pick-And-Roll. Je voulais avoir de la qualité pour prendre les bonnes décisions. Mais le Pick-And-Roll est une des façons d'attaquer. C'est un jeu de tandem au départ. Il faut que les deux joueurs se connaissent bien mais il faut aussi que les trois autres donnent leur part de créativité. »


A froid, comment analyses-tu la Finale ?


NA : « Psychologiquement, on a eu peur contre Antibes. C'est dommage de ne pas avoir profité comme on devait. Même en première mi-temps à Antibes, on n'a pas fait un bon match. On a juste eu une meilleure maîtrise qu'eux. C'est ça mon regret. La saison drnière, contre Boulazac, je n'étais pas triste même si on s'était incliné. Là, on a perdu car le public s'est réveillé et qu'on a pris peur. Pour le premier match, c'est pas tout les jours qu'on voit dix-huit rebonds offensifs. C'est pratiquement vingt points. Si on les retire, Antibes est à soixante points. »


Aujourd'hui l'avenir de l'équipe est incertain en raison des Wild-Cards. Comment gère-t-on cette situation ?


NA : « C'est difficile de parler. On ne sait pas comment parler car nous sommes entre deux attentes. On ne va pas donner des réponses aux joueurs car on ne sait pas où nous serons. On prépare une équipe pour la Pro A et une autre pour la Pro B. On ne veut ni chasser des joueurs ni les garder contre leur volonté. »


Vous êtes donc dans une position d'attente ?


NA : « On attend pour la Wild-Card. Il y a une partie sportive et une partie organisation. Sportivement, nous avons fait quelque chose pour qu'on nous la donne. Si on donne une invitation au CCRB, c'est qu'il a prouvé et qu'il a montré ce qu'il est capable de faire. Je serai très content de rester ici en Pro A. En venant ici, j'avais l'objectif de la Pro A sur trois-quatre ans. Ça serait dur psychologiquement de repartir en Pro B la saison prochaine. »


Le président Michel Gobillot a parlé d'un projet d'enceinte moderne. C'est quelque chose d'important pour le coach ?


NA : « La salle est importante car elle défend les intérêts du club et des supporters. Elle permet d'accueillir tout le monde dans de très bonnes conditions. C'est aussi une fierté pour moi de dire que la salle s'est construite pendant que j'étais coach au club. »


 


Propos recueillis par Arnaud Valadon