Interview Kevin CORRE 2

A quelques jours d'affronter l'Etoile de Charleville-Mézieres, Kevin Corre, le capitaine, revient sur la situation du CCRB. Le N°7 analyse avec plein de lucidité la suite des opérations pour Châlons-Reims. Si le capitaine avoue connaître un petit coup de moins bien, le meilleur reste à venir pour lui et ses coéquipiers.


 


Kevin, comment aborde-t-on une rencontre contre une équipe qui est dernière et qui n'a pas gagné depuis longtemps ?


Kevin Corre : « Normalement, comme une autre rencontre. En faisant différemment, c'est le meilleur moyen de se planter. Après, c'est quand même différent car c'est un derby. C'est aussi mon ancienne équipe comme pour Nikola. Cela aura forcément une odeur un peu particulière. Maintenant une fois que le ballon est lancé, c'est un match comme les autres. On en a déjà joué beaucoup avant. Il faut faire pareil. C'est une équipe qui est mal en point mais ils ont du cœur. Ils jouent ensemble depuis pas mal de temps. C'est très loin d'être jouer. On a vu qu'on était capable de faire de très mauvaises choses contre des mal classés et de très bonnes choses contre les biens classés. C'est encore un match comme tous les week-ends. »


 


Quel regard portes-tu, à froid, sur le match de Bourg qui a valu un article dans le journal L’Équipe ?


KC : « On peut tirer l'enseignement que l'on est une bonne défense. Ils n'ont pas été bien brillants en attaque mais ça montre qu'on reste une bonne défense. Ça va faire baisser notre moyenne de points encaissés. Après, c'est vrai que le match est un peu truqué par la prestation de Bourg. Maintenant, on a eu très peu de matchs où dès le troisième quart-temps, on pouvait souffler. Ce sont des matchs qui sont bons à prendre. »


 


Vous préparez les playoffs mais pensez-vous à une deuxième ou troisième place ?


KC : « Maintenant, on voit les matchs un par un. Au delà de voir plus loin, je pense que le coach et l'assistant et les dirigeants sont bien placés. C'est eux qui s'occupent de ça. Nous, on vient tout les jours et on s'entraîne. On va au match. On s'entraîne au maximum. On essaye de réaliser la meilleure performance possible. On essaye d'engranger un peu d'expérience d'équipe et de cohésion. Adviendra ce qu'il adviendra. »


 


Vous jouez sans pression désormais ?


KC : « La pression, on l'a tout les week-ends. Par exemple vendredi, on joue le dernier. Il y a quelques années quand tu jouais la lanterne rouge, tu étais presque assuré de la victoire lorsque tu étais une équipe du Top 3. Là, on ne peut pas se permettre de se relâcher même une semaine ou deux. C'est compliqué. Chaque match est un important. Une défaite et on pourrait se retrouver sixième ou septième. La pression est omniprésente. On vit avec. On se lève avec. Si on est sportif de haut-niveau, on doit être habitué à la gérer. »


 


Quel regard portes-tu sur ta saison ?


KC : « Je pense qu'en revenant de Grèce, j'étais bien en confiance, bien en rythme, bien physiquement. Depuis un mois, je marque le pas. Clairement, je me sens moins bien physiquement. Je pense que ça revient. Cette semaine, j'ai produit des entraînements positifs. Petit à petit, je vais essayer de remonter pour bien finir la saison. »




Qu'est-ce qui ne va pas ? Payes-tu ton été chargé ?


KC : « On ne peut pas vraiment dire. Je pensais plutôt avoir un trou à l'entrée de l'hiver, octobre ou novembre. Ça n'a pas été le cas. J'ai fait attention mais finalement, j'ai des petites blessures bêtes, à la main ou en-dessous du pied qui durent depuis longtemps et qui m'enlèvent de l'énergie chaque jour. Je ne pense pas que çe soit le championnat du monde qui m’embête. Après dans une saison, il y également de la fatigue mentale. Je travaille avec un préparateur mental pour essayer de faire passer ça mieux, d'essayer de digérer ces choses là. J'ai beau me dire que la fatigue, c'est dans la tête. Je la ressens quand même dans la semaine. Il faut vivre avec ça aussi. »




Tu arrives en fin de contrat, souhaites-tu rester ?


KC : « Clairement, j'imagine bien mon avenir ici. Maintenant si cela ne tenait qu'à moi, cela serait trop simple. Je commence à avoir un petit peu d'expérience. J'ai déjà parlé à ma famille qu'il se pourrait qu'on aille ailleurs ou qu'on pourrait rester ici. Tout est envisageable. Après, il y a aussi la question de la Pro B ou Pro A. Il y a beaucoup d'interrogations. Ce n'est pas trop le moment non plus d'en parler. Quand tu commences à cogiter trop tôt dans la saison, cela te perturbe. Il faut terminer d'écrire cette page et après une nouvelle arrivera que ça soit ici ou ailleurs, en Pro A ou en Pro B. Une chose à la fois, seulement. »