INTERVIEW JUSTIN BURRELL

À seulement 24 ans, Justin Burrell a déjà fait le tour du monde. Né aux Etats-Unis, il a effectué tout son cursus dans l'Etat de New York. Non drafté, le pivot du CCRB a fait escale un an au Japon dans l'équipe des Corsairs de Yokohama avant de poser ses valises en France. Sur les onze matchs, deux fois seulement, le numéro 15 est descendu sous les dix d'évaluation. Mieux, sur les quatre dernières rencontres, Justin a compilé en moyenne 16,8 points à 66%, 6,8 rebonds pour 20,8 d'évaluation. Des statistiques royales et imposantes pour un garçon aussi modeste que gentil dans la vie.


 


Justin, quel est ton avis sur le début de saison du CCRB ?


 


Justin Burrell : « Il est plutôt bon. L'équipe commence à vraiment jouer ensemble. Le match contre Bordeaux a été un déclic. Le coach veut qu'on soit agressif des deux cotés du terrain. C'est la première fois qu'on a joué comme ça, surtout en défense. »


 


Tu te décrirais comme un joueur défensif ou offensif ?


 


JB : « Je suis un joueur de basket-ball avant tout ! La Pro B est un championnat un plus physique que le Japon. Là-bas, il y avait beaucoup d'espaces notamment dans la raquette. Cela ressemble plus à du Run-and-Gun (jeu rapide). En Pro B, c'est plus des matchs grind-out (sic), c'est à dire où rien qu'une seule possession peut faire la différence car il y en a beaucoup moins que dans le Run-and-Gun. »


 


Tu avais déclaré vouloir être MVP de la Pro B, c'est toujours d'actualité ?


 


JB : « C'est une histoire drôle. Je ne me rappelle pas du tout d'avoir dit ça. Mais bien entendu, je veux l'être. Je souhaite toujours être le meilleur joueur possible donc je vise aussi cette récompense. »


 


Quels sont les meilleurs joueurs contre qui tu as joué, cette saison ?


 


JB :  « Les meilleurs joueurs que j'ai affronté ? Je dirais Pape, Kevin et Tyren, mes coéquipiers. Sur un terrain, je suis un hater (sic) (ndlr : haïsseur). Si vous avez noté, je ne serre jamais la main de mes adversaires avant le début de la rencontre. J'ai cinq ennemis sur le terrain. C'est ma façon d'aborder les matchs. Il y a une vie sur le court et une vie en dehors. »


 


Quel est ton parcours ? Comment-es tu arrivé au basket-ball ?


 


JB : « J'ai commencé par jouer au football américain. J'étais quaterback. Mais j'ai arrêté car cela devanait trop dangereux physiquement. J'ai arrêter au ninth grade (équivalent de la 4ème, environ 14 ans). Je recherchais une autre activité et le basket-ball était l'autre meilleur sport. Je mesurais 6'4 (1,95 mètres) à quatorze ans. À Saint-John's, ma fac, je jouais ailier-fort. Au Japon, je jouais également à ce poste car il y avait un joueur qui mesurait sept pied (2,13m). »


 


Comment se passe ton acclimatation à la France ?


 


JB : « J'aime bien la France. Je voulais vraiment venir ici. Je suis très content. Je vis à Châlons et je trouve que c'est une jolie ville. Elle est très tranquille et calme, c'est ce que j'aime. Niveau alimentation par rapport au Japon, pour moi, les produits ont le même goût. La seule différence que je vois, c'est tout ce qu'on peut trouver dans les boulangeries. Ça, j'adore ! »