GRAVELINES DUNKERQUE - CCRB : 92 - 84

Le CCRB a eu les cartes en main…


L’Union marnaise a mené de 13 points à Gravelines. A deux minutes de la fin, elle possédait dix longueurs d’avance mais a fini par se faire rejoindre sur le fil puis dépasser en prolongation. Rageant !


GRAVELINES. – Gravelines-Dunkerque bat Châlons-Reims 92-84 aprèsprolongation (20-24, 16-11, 15-24, 28-20 ; 13-5). Arbitres : MM. Diffalah, Creton, Peyridieux.


GRAVELINES : 32 paniers sur 69 tirs dont 8 sur 24 à trois points. 20 lancers francs sur 29. 18 fautes. 34 rebonds (Raposo 9). 15 passes décisives (Cobbs 5). 11 balles perdues.


Cobbs 32, Solomon 7, Serron 6, Gibson 21, Djimrabaye puis Henry 8, Keita, Cel 4, Pietrus, Jomby, Raposo 14.


CCRB : 30 paniers sur 64 tirs dont 7 sur 22 à trois points. 17 lancers francs sur 21. 20 fautes. 39 rebonds (Cain 18). 21 passes (Smith 5). 17 balles perdues.


Young 23, Smith 12, Diabaté 17, De Jong 18, Cain 9 puis Choquet, Vasl, Antic 2, Karolak 3.


 


A 11 secondes de la sirène, le CCRB possédait quatre longueurs d’avance. A 7 secondes, son viatique était encore de deux unités. Et pourtant, Gravelines a effacé son retard. Sur une remise en jeu, Young et Diabaté ont cafouillé. Cobbs a récupéré le ballon et Choquet a été, durement, sanctionné par les arbitres. Cobbs n’a pas tremblé sur la ligne et a arraché la prolongation! Longtemps, les Marnais s’interrogeront sur les raisons de cette défaite. Longtemps, ils rumineront cette remise en jeu ratée, longtemps, ils pesteront contre ce coup de sifflet jugé généreux. Longtemps, ils regretteront de ne pas avoir fait fructifier un avantage de 13 points (46-59) à deux minutes du dernier quart.


La première mi-temps ne laissait pas supposer un tel scénario. Les deux formations s’étaient tout d’abord rendu panier pour panier (11-11, 4e). Un dunk de De Jong et un bonus de Diabaté avaient alors gratifié les Ccrbistes d’un petit pécule (11-16), insuffisant toutefois pour décrocher les Maritimes (20-24, 10e). Car après le mini repos, les Gravelinois, s’appuyant sur leur défense, effaçaient rapidement leur déficit (26-24, 15e). Une réussite périphérique de Smith interrompait cette panne offensive et annonçait une fin de mi-temps indécise (36-35).


PREMIERE BANDERILLE


Rien ne semblait changer au retour des vestiaires. Les Nordistes conservaient le score (40-37, 23e). C’était le moment choisi par le trio De Jong – Cain – Young pour poser une première banderille. Les 8 points de Young participaient grandement à ce 12-0 synonyme de passage de témoin (40-49). Avec un Cain impérial au rebond (18 prises au total), avec une belle adresse derrière l’arc de cercle, les hommes de Nikola Antic s’échappaient (46-59, 28e).


L’intenable et vif Coobs prenait les choses en main. Ses sept points de rang à cheval sur les deux derniers quarts temps redonnaient espoir à ses coéquipiers (53-59). Henry lui offrait un coup de main et tout (ou presque) était à refaire pour les Marnais (57-61, 33e). La perspective d’un succès salvateur donnait des ailes aux Champenois. Diabaté procurait à nouveau un avantage substantiel à ses couleurs (62-72) à quatre minutes de la fin. Deux minutes plus tard, l’écart était toujours le même (64-74).


SUPERMAN COBBS


Cobbs enfila alors la tenue de Superman. Sur la ligne, en drive, à trois points… le meneur de poche du BCM ramena les siens sur les talons du CCRB puis à sa hauteur (79-79). L’égalisation gravelinoise n’annonçait rien de bon. La prolongation confirma cette crainte. Gibson et… Cobbs, les deux tauliers nordistes, firent le boulot. Les Marnais, assommés par cette incroyable remontée, n’allaient inscrire que quatre points – quatre lancers – durant ces cinq minutes de rab.


Eh oui, le CCRB a eu toutes les cartes en main samedi soir pour valider définitivement son billet pour l’élite 2017-2018. Nancy laminé à Pau – le futur hôte des Champenois (mardi à Châlons) -, Orléans battu par Chalon, quatre points d’avance à 11 secondes du buzzer… et puis ce final improbable qui maintient le suspense en bas de tableau, qui oblige les Marnais à rester sous pression. Rageant !