CCRB - OLB45 : Le preview

Le CCRB n’a pas le choix


Face à son poursuivant immédiat, l’union marnaise doit s’imposer, demain mardi à Reims (20 heures), afin de se donner une grosse bouffée d’oxygène dans l’optique du maintien.


Nous y voilà ! Le CCRB, qui aspirait vivre une saison et un maintien confortables, se trouve devant un match couperet. Pas du style coupe de France mais presque. La venue d’Orléans, ce mardi à 20 heures à Reims, s’apparente à une finale. « Il faut éviter de mettre trop de pression sur les joueurs », affirme Nikola Antic. Reste qu’une victoire de plus de 5 points (aller 89-84 pour Orléans) permettrait aux propriétaires des lieux de renouveler leur bail avec la Pro A presqu’à coup sûr. Un succès de moins de 5 prolongerait un peu plus le suspense. Une défaite plongerait les Marnais dans un ballotage défavorable.


Vous l’avez compris, l’union marnaise doit absolument s’imposer contre les Loirétains ce mardi soir. Pour atteindre cet objectif, le staff ccrbiste a abattu sa dernière carte et enrôlé, pour la fin de saison, le poste 1 / 2 Jerry Smith (29 ans – 1,88 m) qui défendait il y a un peu plus d’une semaine encore les couleurs du club turc de Samsunspor (meilleur marqueur et passeur de son équipe avec 20.1 points à  57 % ; 38 % à 3 points, 5 passes et 5 rebonds pour 17.8 d’évaluation). 


« IL Y A DU TALENT EXTERIEUR DANS CETTE EQUIPE »


« Je compte sur lui », reconnaît Nikola Antic « mais aussi sur ceux qui sont là depuis sept mois. » Le coach marnais pourrait ajouter qu’il espère, qu’il attend, un soutien de toutes les secondes de la part des supporters. L’apport du sixième homme marnais sera essentiel pour aider le groupe à développer une indispensable agressivité mais « pas une agressivité aveugle », précise Antic. 


Car, de l’agressivité, il en faudra pour contenir la fougue orléanaise surtout si son meneur, son leader naturel, Antoine Eito ne se ressent plus de la blessure au pied qui l’a privé du dernier match (58-78 contre Paris-Levallois). « Il y a beaucoup de talent extérieur dans cette équipe », précise le technicien du cru. Alors, Eito ou pas Eito, il faudra apporter une attention toute particulière à cette traction arrière à trois têtes… au moins. Le trio US McAlarney (46 %)  – Downs (46 %) – Sommerville (33 %) ne fuit jamais ses responsabilités quand il s’agit de dégainer derrière l’arc de cercle. Ces trois-là sont les gâchettes prioritaires de l’équipe orléanaise.


A CHACUN SON ROLE


Chaque joueur du groupe ccrbiste aura donc son rôle, sa mission à remplir. Défensivement, on vient de le dire mais aussi offensivement. Si le CCRB contient son hôte aux alentours des 70 points, il se sera donné le maximum de chances d’emporter la décision. Il lui restera alors à assurer de l’autre côté du parquet. Young, certainement moins libre de ses mouvements qu’il y a une semaine (24 points contre Cholet), aura bien besoin d’un relais extérieur. Viendra-t-il de Jerry Smith, le petit dernier ? du groupe lui-même ? ou de Choquet, Diabaté ou bien encore… le Slovène Vasl, bien discret, trop discret depuis le début de la saison (5,4 pts à 36 %, il n’a dépassé la barre des 10 points qu’à deux reprises depuis le début du championnat).



 



Le décor ne serait pas totalement planté si l’on n’évoquait pas la bataille aérienne. La menace orléanaise est réelle avec l’Etats-Uniens Prince (2,03 m – 12 pts de moyenne), le Britannique Olaseni (2,10 m – 9 pts à 48 %), le Monténégrin Milosevic (2,04 m – 7,6 pts) ou encore le puissant Joseph (1,98 m). A Cain, De Jong et Luka Antic de relever le défi.



 



 


LEUR PROGRAMME


CCRB (16e, 9 victoires) : Orléans (17e), à Gravelines-Dunkerque (7e), Pau-Lacq-Orthez (5e), au Mans (12e), Lyon-Villeurbanne (8e).


Orléans (17e, 8 victoires) : au CCRB (16e), Chalon/Saône (2e), à Strasbourg (3e), Dijon (13e), à Limoges (10e).


Nancy (18e, 7 victoires) : à Antibes (15e), à Pau-Lacq-Orthez (5e), Le Mans (12e), à Monaco (1er), Hyères-Toulon (14e)