CCRB - CSP LIMOGES : 82 - 84

Une question de détails…


Le CCRB s’est incliné sur le fil contre Limoges. La faute à ces petits riens qui font pencher la balance d’un côté ou d’un autre. La situation des Marnais devient délicate, avant leur déplacement à Antibes.


REIMS. – CSP Limoges bat Châlons – Reims 84-82 (22-18, 20-26, 20-23, 20-17). Arbitres : MM. Hosselet, Kerisit, Amrani. 2 625 spectateurs.


CCRB : 32 paniers sur 59 tirs dont 6 sur 18 à trois points. 12 lancers francs sur 16. 23 fautes. Eliminé : De Jong (39e). 31 rebonds (De Jong 10). 15 passes décisives (Payne 3). 13 balles perdues.


Young 11, Diabaté 9, Payne 9, De Jong 14, Cain 14 puis Lawrence 5, Vasl 7, Smith 13.


LIMOGES : 32 paniers sur 59 tirs dont 7 sur 21 à trois points.13 lancers francs sur 21. 16 fautes. 28 rebonds (Fair, Camara 6). 12 passes décisives (Wood 6). 11 balles perdues.


Wood 12, Prepelic 18, Camara 9, Jones 2, Buford 9 puis Fair 17, Wojciechowski Q<AAAAA2, Randle 13, Zerbo 2.


 


Le CCRB a laissé passer une  occasion de se donner un peu d’air dans cette Pro A indécise comme jamais en bas de classement. Sa courte défaite contre Limoges conjuguée aux succès de Hyères-Toulon et de Cholet le place en 15e position avec une seule victoire sur le duo Antibes et Orléans… deux de ses trois prochains adversaires (le troisième étant Cholet). Autant écrire que les journées à venir décideront du sort des Marnais.


Les premières minutes de cette rencontre face au CSP avaient pourtant donné quelques espoirs d’une issue positive. Payne, Diabaté  et De Jong offraient les commandes à leurs couleurs. Buford et Prepelic répliquaient (12-11, 6e). Les Ccrbistes faisaient preuve de ténacité. Une fois (16-11, 7e), deux fois (22-15, 9e), De Jong et Young puis Lawrence et Smith tentaient l’échappée belle. Mais un bonus de Fair juste avant le premier mini repos les payait mal de leurs efforts.


VAINS EFFORTS


Le deuxième quart allait être plus cruel. Le changement Randle-Prepelic à 25-20 (12e) donnait une autre tournure à la soirée. Fair, encore lui, Prepelic et Wood inversaient la tendance (25-26). Le mano à mano se poursuivait jusqu’à la 17e (31-32 puis 35-37). Fair, intenable durant ces dix minutes (11 pts à 100 % - 3 rebonds) donnait le signal d’une accélération limougeaude (37-44), heureusement maîtrisée par un Diabaté incisif (5 pts de suite).


Avec deux points de retard, le CCRB pouvait nourrir tous les espoirs. Mais, Wood et Camara avaient pris goût au leadership (48-54, 24e) et les Ccrbistes étaient contraints à courir après le score après être revenu à hauteur la 27e (59-59). Une faute technique infligée au banc champenois redonnait la main au CSP. Les efforts de Vasl puis de Cain et surtout Payne restaient vains et à dix minutes du terme, Payne and co étaient à cinq longueurs de leurs hôtes (62-67).


INSOUTENABLE MONEY-TIME


Un panier primé de Smith d’entrée de dernier quart redonnait l’espoir à tout René-Tys (65-67). Mais, tout n’était pas rose. Cain écopait de sa quatrième faute (32e). Le secteur intérieur du CCRB était trop durement touché (De Jong avait été déjà frappé d’une quatrième sanction six minutes plus tôt) pour continuer à dominer son rival. Pourtant, les hommes de Nikola Antic, une nouvelle fois distancés de 5 points à la suite d’un bonus de Randle (69-74, 33e), ne se décourageaient pas. Une bonne séquence de Young (un primé puis un 2 + 1) relançait les Marnais (75-74).


Le money-time était insoutenable. Smith signait son deuxième « trois points » de la soirée (78-76). Fair répondait à deux points (78-78). Les égalités se succédaient  jusqu’à 82-82 à 23’’ du buzzer. Mais, la possession était limougeaude. Prepelic, la gâchette du CSP… attaquait le cercle, marquait (82-84) et obtenait même un « and one » généreux qu’il ne convertissait pas, certainement pour faire courir les 2’’1 restant à disputer. 


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Nikola ANTIC : « On n’a pas encaissé beaucoup de points après des pick and roll ou post-up. Mais, on a été pris en « un contre un ».


Nicolas DE JONG : « A chaud, c’est difficile de trouver une explication à notre défaite. On gagne à l’évaluation (90 à 85), aux rebonds (31 à 28), aux passes décisives (15 à 12)… On a toujours notre destin en mains. Il faut vite évacuer notre frustration et nous préparer à un gros combat à Antibes. »