CCRB - SIG STRASBOURG : 58 - 79

Plus vite, plus haut… trop fort


Strasbourg a  mis fin au suspense grâce à son duo Travis – Jaiteh. Le sursaut du CCRB dans le deuxième quart temps n’a pas été suivi d’effet.


CHALONS-EN-CHAMPAGNE. – Strasbourg bat Châlons-Reims 79-58 (19-13, 14-17, 23-13, 23-15). Arbitres : MM. Diffalah, Kerisit, Boubert. 2 480 spectateurs.


CCRB : 22 paniers sur 55 tirs dont 8 sur 20 à trois points. 6 lancers francs sur 6. 22 fautes. Eliminé : De Jong (39e). 29 rebonds (Payne 6). 17 passes décisives (Payne 9). 16 balles perdues.


Young 6, Payne 9, Lawrence 8, De Jong 15, Smith puis Diabaté 11, Vasl 3, Antic 2, Cain 2, Karolac 2.


STRASBOURG : 29 paniers sur 63 tirs dont 8 sur 19 à trois points. 13 lancers francs sur 21. 14 fautes. 40 rebonds (Lacombe, Jaiteh 6). 19 passes décisives (Walker 5). 10 balles perdues.


Lacombe 12, Slaughter 3, Jaiteh 10, Ntilikina 6, Travis 8 puis Leloup 15, Sy 2, Walker 7, Beyhurst, Murphy 12, Howard 4.


 


Jaiteh, Travis, Jaiteh, Travis… la soirée débutait plutôt mal pour les Ccrbistes rapidement menés 8 à 0 par une formation qu’il ne faut surtout pas laisser s’emparer des rênes d’une partie. Et quand le duo d’intérieurs alsaciens fut « rejoint » par celui que l’on promet aux plus hautes destinées, Franck Ntilikina, Nikola Antic dut se résoudre à demander son premier temps mort. Avec 10 longueurs d’avance (3-13), la Sig de Vincent Collet pouvait voir venir.


« J’avais prévenu les joueurs que je craignais cette équipe », avoue le sélectionneur national. « Je savais le CCRB capable de s’adapter à notre défense. » Bien vu coach ! Lawrence enfilait deux bonus, il était imité par Vasl. Mais, cela ne suffisait qu’à empêcher les Alsaciens de creuser un peu plus l’écart au mini repos (13-21). Ces dix premières minutes avaient montré que les Marnais ne pourraient rester dans la partie qu’en continuant à faire preuve d’adresse en périphérie.


« ON Y CROYAIT A LA MI-TEMPS »


Diabaté et Payne l’avaient bien compris qui faisaient mouche depuis la ligne des 6,75 m. L’écart diminuait (19-21, 13e ; 21-22, 14e). Coubertin se mettait à y croire. Le panier de De Jong finissait de faire chavirer de bonheur l’enceinte châlonnaise (23-22, 15e). « On a gané en maturité. On a su défendre sur leurs systèmes majeurs », soulignait après coup Ntilikina. Sérieux dans la répartition des tâches défensives, s’appuyant sur les centimètres de Jaiteh et de ses acolytes (10 rebonds offensifs au final) ainsi que sur la polyvalence de Lacombe, la Sig reprenait sa marche en avant pour virer à mi-parcours avec cinq points d’avance (30-35).


« On y croyait à la mi-temps », lâchait Solo Diabaté en conférence de presse. « Ils nous ont mis une série à la reprise… »Leloup, intenable à trois points venait de sortir de sa tanière. En trois minutes, le fossé s’était élargi (32-45), les derniers maigres espoirs s’étaient envolés.


DE PLUS EN PLUS LOURD


La belle adresse champenoise (6 sur 10 derrière l’arc de cercle en première mi-temps) s’effritait après le repos. Seuls Young et De Jong allaient faire frissonner les filets bas-rhinois lors des vingt dernières minutes. Le sursaut de Diabaté et Young ramenait le CCRB sous la barre des 10 points (41-49)… temporairement. A l’entame du dernier quart, il n’y avait plus grand monde dans le camp de ceux qui croyaient à l’exploit. Murphy, Lacombe ou encore Howard confirmaient ce que l’on craignait : les Marnais, après avoir résisté une mi-temps, ne pouvaient soutenir le rythme ni s’opposer à la densité des Alsaciens. La note devenait de plus en plus lourde (45-61, 49-66, 56-75) pour se figer à (- 58-79 face à une équipe formaté pour jouer le titre.




 



« On les a trop respectés au début »


Nikola ANTIC (coach du CCRB) : « On les a trop respectés au début. On n’a pas su trouver la qualité individuelle qui nous aurait permis de lutter contre leur agressivité défensive. Ceux que j’appelle leurs vieux soldats ont fait la différence. »


Vincent COLLET (coach de Strasbourg) : « Payne et Lacombe sont des joueurs qui savent tout faire et qui le font bien. On a l’habitude de repousser nos adversaires sur les côtés et de freiner les transferts de passe. Payne a trouvé des solutions et prouvé qu’il était un joueur au-dessus de la moyenne. »