MONACO - CCRB : 81 - 72

La nuit puis le jour


Balayés par les Monégasques lors des premières minutes, les Ccrbistes ont réagi et ont traité d’égal à égal, voire mieux, par la suite.


MONACO. – Monaco bat Châlons-Reims 81-72 (31-20, 13-19, 22-19, 15-14). Arbitres : MM. Hamzaoui, Lubienski, El Faiz.


MONACO : 24 paniers sur 68 tirs dont 6 sur 24  à trois points. 27 lancers francs sur 36. 2 fautes personnelles. 50 rebonds (Sy 10). 22 passes décisives (Davies, Bost, Shuler 4).14 balles perdues.


Wright 6, Fofana 2, Caner-Medley 13, Shuler 1, Ouattara 27 puis Davies 9, Bost 10, Sy 5, Gladyr 6, Aboudou 2, Rigot.


CCRB : 27 paniers sur 68 tirs don’t 3 sur 13 à trios points. 15 lancers francs sur 24. 23 fautes personnelles. 35 rebonds (Cain 9). 19 passes décisives (Payne 7). 13 balles perdues.


Young 8, Diabaté 6, Payne 19, Cain 12, Smith 1 puis Lawrence 2, Vasl 5, Antic, De Jong 9.


 


Sûr que le CCRB va regretter longtemps son entame de match à Monaco. Sûr qu’il va maudire Ouattara, l’homme qui a permis à la Roca Team de réussir l’échappée décisive. Entre la 3e et la 6e minute, l’intenable arrière monégasque a signé un 10-2 dessinant à lui seul le contour de la partie. Et quand il cessa, momentanément, son festival, ses petits camarades prirent le relais, portant la série azuréenne à un 20-2 rédhibitoire (25-8, 7e).


Heureusement, l’orage était passé. Les Monégasques venaient en quelques minutes de se « venger » de leur défaite à Nanterre huit jours plus tôt. L’horizon ccrbiste allait se dégager. Un deuxième match pouvait commencer. Celui-là allait revenir aux hommes de Nikola Antic, vainqueur honorifique des trente-trois dernières minutes sur le score de 64 à 56 !


VERTUS DEFENSIVES


Même si la réaction marnaise ne s’est pas traduite par deux points au classement, elle aura eu le mérite de donner de la confiance et de la sérénité pour la fin du championnat. A vérifier dès vendredi lors de la venue du Portel à René-Tys en espérant que la leçon des premières minutes monégasques aura été retenue.


Comment, pourquoi les Ccrbistes emportés par la tornade méditerranéenne initiale, ont-ils stoppé l’hémorragie ? En faisant preuve d’un état d’esprit privilégiant les vertus défensives et collectives. Les premiers effets se faisaient sentir dès la fin du premier quart.


A UNE POSSESSION DE MONACO


Payne était redevenu Payne. Avec Diabaté et ses petits camarades, le capitaine champenois trouvait régulièrement le chemin des filets adverses. Le CCRB en profitait pour se rapprocher à une possession de son hôte (47-44, 22e puis 55-52, 25e). Dommage que durant ce temps fort les Marnais se soient laissés emporter par leur fougue, offrant à trois reprises un « 2 + 1 » à leurs adversaires (66-58).


A dix minutes de la fin, l’exploit s’éloignait. D’autant que Ouattara redevenait injouable (huit points de suite, les onze derniers points de sa formation). Les Ccrbistes ne lâchaient pas. Même à 78-62 (35e). Cain, Payne et Young finissaient en trombe mais échouaient à neuf longueurs de l’ogre monégasque.