CCRB - JSF NANTERRE 92 : 73 - 93

Micro-climat à Coubertin


La grêle s’est abattue dès les premières minutes sur le panier du CCRB. Les tirs à trois points de Nanterre ont « noyé » les Marnais.


CHALONS-EN-CHAMPAGNE. – Nanterre 92 bat Châlons-Reims 93-73 (29-25, 26-17, 17-14, 21-17). Arbitres : MM. Hosselet, Bretagne, Deman. 2 580 spectateurs.


CCRB : 29 paniers sur 64 tirs dont 9 sur 20 à trois points. 6 lancers francs sur 12. 20 fautes. 27 rebonds (Cain 10). 20 passes décisives (Payne 5).8 balles perdues.


Young 20, Payne 4, Lawrence 6, Cain 20, Smith 6 puis Diabaté 5, Rambaut, Vasl 8, Antic 4, Cassier, Karolak. 


NANTERRE : 33 paniers sur 64 tirs dont 15 sur 29 à trois points. 12 lancers francs sur 18.11 fautes. 42 rebonds (Lessort 17). 14 passes décisives (warren 4). 15 balles perdues.


Warren 12, Schaffartzik 3, Riley 9, Invernizzi 9, Lessort 9 puis Zanna, Conklin 26, Tchouaffé 6, Morency 7, Butterfield 12, Pansa.


 


Nanterre est décidément une formation qui ne convient pas au CCRB. En trois saisons, les hommes de Nikola Antic ont affronté à six reprises les Nanterriens. Et six fois, ils se sont inclinés ! . 


Les premières possessions n’avaient laissé aucun doute : Nanterre avait tout misé sur son point fort, le shoot périphérique. Ainsi, leurs 21 premiers points avaient été inscrits derrière la ligne des 6,75 m… par quatre joueurs différents (Warren, Invernizzi, Riley, Schaffartzik). « On savait que c’était leur force », pestait un Antic remonté contre sa défense. « J’avais pris mes responsabilités en demandant d’être agressifs sur leurs extérieurs. S’ils pénétraient ou trouvaient leurs intérieurs, c’était pour moi. » Peine perdue puisqu’après dix minutes, les Franciliens avaient pris seize shoots… dont douze à trois points et neuf réussites.


UNE ADRESSE PERIPHERIQUE SURREALISTE


Et pourtant, au premier mini repos, les Ccrbistes n’étaient qu’à quatre points de leurs hôtes (25-29) grâce à la bonne relation extérieurs-intérieurs qui voyait Tyler Cain surfer sur sa belle performance de Hyères-Toulon. Après dix minutes, la ligne de stats du pivot US du CCRB affichait 9 points à 100 % et 5 rebonds. A la mi-temps, Cain en était à 17 points, 8 rebonds et 29 d’évaluation. Pas suffisant pour contrarier les Nanterriens. Car, la grêle continuait de s’abattre sur le cercle marnais. Cette fois, c’étaient Butterfield, Tchaffoué ou encore Riley qui se chargeaient d’assommer les Champenois (42-55 à la mi-temps).


« On savait que Nikola allait tenter quelque chose au vu de notre adresse », soulignait Pascal Donnadieu à l’issue de la partie. Le surréaliste 13/20 (65 %) derrière l’arc de cercle ne pouvait se poursuivre après le repos. « Notre force a été de pouvoir nous adapter », se réjouissait Donnadieu. L’improbable Conklin, du haut de ses 198 centimètres, allait être l’homme de la seconde mi-temps. Il faisait parler sa puissance et enfonçait presque à tout coup Mark Payne. Sa ligne de stats est éloquente : 26 points, 6 rebonds dont 5 offensifs, 26 d’évaluation en 18’, loin de ses standards (6,6 pts – 2,8 rebonds – 5,5 d’éval !)


TYLER CAIN TROP SEUL


L’Américain n’était pas le seul à « punir » les Ccrbistes dans la peinture. Dans un autre registre, Mathias Lessort réalisait un sacré chantier. Discret lors du premier acte, le Martiniquais se mettait à confisquer tous les ballons qui traînaient près des cercles. Avec 17 rebonds (15 en deuxième mi-temps), il a certainement impressionné le scout des Toronto Raptors.


Vous l’avez compris, les Franciliens possédaient les armes fatales pour ruiner les envies d’exploit des Marnais. Tyler Cain était trop seul. Ni Young (20 points mais 12 d’éval), ni Payne, ni un Smith trop effacé n’ont pu malmener les Nanterriens. La marque s’en ressentait qui voyait les Ccrbistes naviguer à dix puis vingt longueurs de rivaux trop supérieurs dans trop de domaines.


Le prochain adversaire, Dijon, dispute le même championnat que le CCRB. Mark Payne et ses partenaires auront une occasion d'aller chercher la victoire sur la route  comme contre  Hyères-Toulon la semaine dernière...


 


Nikola ANTIC (coach du CCRB) : « On savait que cela ne serait pas facile. On sait que cela sera difficile jusqu’au bout du championnat. Ils se sont adaptés à chacune de nos options. »


Mark PAYNE : « Au début, on leur a donné beaucoup de confiance. Ils ont eu beaucoup de réussite. Ils sont difficiles à jouer car ils ont aussi beaucoup d’options défensives. »


Pascal DONNADIEU (coach de Nanterre) : « On a montré qu’on était capable d’avoir de l’alternance. C’était comme un jeu d’échec. Nikola a tenté des choses. Il fallait répondre. On a été capable de le faire. »


Brian CONKLIN : « Je suis entré tardivement. J’ai profité de notre belle adresse du début. La défense du CCRB a changé, j’ai eu de la liberté. Les cercles sont alors devenus plus grands. »