CCRB - GRAVELINES : 87 - 89

Les individualités de Gravelines


Le talent de Cobbs et De Gibson a eu raison du collectif ccrbiste.  Payne et ses partenaires vont devoir effacer cette défaite hors de leurs bases.


CHALONS-EN-CHAMPAGNE. – Gravelines – Dunkerque bat Châlons – Reims 89-87 (20-23, 24-19, 16-22, 29-23). Arbitres : MM. Colin, Gueu, Mme Delaune. 2 276 spectateurs.


CCRB 38 paniers sur 72 tirs dont 9 sur 25 à trois points. 2 lancers francs sur 5. 22 fautes. Eliminé : Young (38e). 30 rebonds (Smith 8). 23 passes décisives (Choquet 6). 8 balles perdues.


Choquet, Payne 11, Vasl 8, De Jong 7, Smith 23 puis Young 20, Cain 16, Anderson 2.


GRAVELINES : 28 paniers sur 55 tirs dont 8 sur 21 à trois points. 12 fautes. 33 rebonds (Solomon 10).15 passes décisives (Cobbs, Gibson 4). 12 balles perdues.


Cobbs 18, Solomon 12, Henry 10, Hesson 16, Gibson 26 puis Mokoka, Keita, Djimrabaye 5, Raposo 2.


 


Le CCRB a davantage tenté sa chance que Gravelines (72 tirs contre 55). Le CCRB a connu un meilleur pourcentage de réussite en inscrivant 10 paniers de plus que son rival. Le CCRB a mieux partagé le ballon que son hôte (23 passes décisives à 15). Le CCRB a mieux géré ses possessions (8 balles perdues contre 12 aux Gravelinois). Le CCRB a terminé la rencontre avec une meilleure évaluation collective que son adversaire (104 à 102). Et pourtant, le CCRB s’est incliné !


La raison ? L’agressivité offensive des hommes de Christian Monschau assurément. Ils ont provoqué 22 fautes ccrbistes, n’en ont commis que 12, sont allés 28 fois sur la ligne de réparation (25 réussites) quand les Marnais n’y ont été invités que… 5 fois. « Cobbs et Gibson sont deux excellents joueurs de 1 contre 1 qui savent se créer leurs shoots », souligne Alex Young. « Ce sont deux joueurs majeurs. Ils ont su garder leur équipe dans le match », ajoute Edouard Choquet. « Il fallait être plus près de ces joueurs », résume le coach Nikola Antic.


13-2 EN MOINS DE TROIS MINUTES


Mais, le CCRB n’avait pas le(s) joueur(s) capables d’arrêter ces deux talents. « Ce sont Cobbs et Gibson qui ont gagné le match ce soir », reconnaît Choquet. Avec 26 et 18 points à leur compteur, les deux Américains de Gravelines ont pris leurs responsabilités en utilisant leur vitesse pour se frayer un chemin vers le cercle champenois (Cobbs) ou en provoquant les fautes dans le money time (Gibson). « C’est clair, ce soir la différence s’est faite sur des individualités fortes », regrette un Choquet dépité.


Pourtant, Mark Payne et ses partenaires ont eu plusieurs fois l’occasion de décrocher les Gravelinois. Ils ont su effacer leur handicap initial (2-8, 3e) puis placer une accélération les propulsant aux commandes (de 9-13 à 19-13). Malheureusement, la constance n’est pas encore au rendez-vous de l’union marnaise et les propriétaires des lieux pratiquent encore trop par à-coups. Rattrapés par la formation des Hauts-de-France au début du deuxième quart (25-24), ils répliquaient par un 13-2 en un peu moins de trois minutes pour se donner de l’air (34-26, 15e). « Leur adresse nous a empêché de creuser un plus gros écart », regrette Antic. En moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, les Maritimes ont effacé leur retard et même repris la main sur trois lancers de Gibson juste avant la mi-temps (42-44).


« ON AVAIT LE MATCH EN MAIN »


Dans un « match yo-yo », le CCRB ne se décourageait pas et réalisait une entame de deuxième mi-temps très saignante grâce à un 8-0 initié par Cain (50-44, 22e). Avant la dernière ligne droite, le matelas du CCRB s’était légèrement dégonflé (64-61, 30e). Cain et Young portaient ensuite l’avantage marnais à sept unités (68-61). « On est resté deux minutes sans marquer, ils se sont montrés plus agressifs », explique Young. « On leur a redonné confiance. »  « On a manqué de lucidité », ajoute Nikola Antic. « On avait le match en main », commente Choquet… mais Cobbs et Gibson ont fait le reste. « On était prévenu qu’ils étaient très forts en « 1 contre 1 », note encore Choquet.



L’agressivité offensive du duo US fit donc pencher la balance du côté gravelinois. Dans les trois dernières minutes, les Maritimes s’invitèrent dix fois sur la ligne pour... neuf réussites. Cela a suffi à creuser un écart de sept points (81-88) à 15 secondes du terme. Les deux bonus de Smith ne suffisaient pas pour inverser la tendance. « Ce soir, on n’a plus de marge de manœuvre », conclut Edouard Choquet. « Il va falloir effacer notre défaite à domicile en allant gagner à l’extérieur. » La semaine prochaine à Orléans par exemple.


 



« On a battu une très bonne équipe »


Nikola ANTIC (coach du CCRB) : « Il nous aurait fallu plus de scoring à la mène. On a manqué de qualité. On n’a pas su défendre sur leur point fort, le 1 contre 1 de leurs extérieurs. Cobbs, Gibson et Henry marquent les trois quarts des points de leur équipe (54 points vendredi soir). »


Edouard CHOQUET : « Ce soir (hier) malheureusement, on reste en bas. On serait satisfait si on arrivait à équilibrer notre bilan à la trêve (actuellement, le CCRB compte 5 victoires pour 7 défaites). »


Christian MONSCHAU (entraîneur de Gravelines-Dunkerque) : « On a battu une très bonne équipe ce soir. Smith nous a posé des problèmes. Il a mis des tirs incroyables dans toutes les positions. Je le répète, le CCRB joue très bien. On a eu de bonnes séquences défensives dans le dernier quart. Mais, on n’est pas encore en mesure de réaliser les performances défensives qu’on se donne en projet.»


Fernando RAPOSO : « On a plutôt bien défendu même si en première mi-temps, on a proposé une défense courant d’air. Notre jeu d’attaque est très critiqué mais il est assez efficace. »