L'interview de Miha VASL

A 24 ans, tranquillement installé à Châlons avec son amie Anna, Miha Vasl découvre un nouveau pays, une nouvelle équipe, un nouveau basket, une nouvelle vie... Son adaptation se déroule au mieux, mais conscient de la différence de niveau entre la Pro A et l'élite slovène, il sait qu'il va devoir encore beaucoup travailler.

 

- Miha, raconte-nous tes débuts dans le basket en Slovénie...

- J'ai commencé vers 7 ans, assez naturellement car mon père était président d'un club de l'élite, où mon grand frère jouait déjà chez les jeunes. Mais il n'est pas devenu professionnel.

 

- La Slovénie est un "petit" pays, géographiquement et démographiquement. Comment expliquer la formidable réussite du basket au niveau européen et mondial, et l'amour que porte ton peuple à ce sport ? 

- Du temps de la Yougoslavie, il y avait déjà de très bons joueurs d'origine slovène, le terreau existait donc. Et le fait est que dans les autres sports, notamment le football, également très populaire, nous ne connaissons pas la même réussite et qu'il n'y a pas de grands joueurs. Les résultats de l'équipe nationale et les joueurs célèbres qui évoluent à l'étranger sont une fierté nationale. Cela explique cet engouement.

 

- Quels sont les joueurs slovènes qui t'ont marqué étant jeune ?

- Je dirais d'abord Beno Udrih (meneur de jeu né en 1982 qui évolue depuis plus de dix ans en NBA : San Antonio, Sacramento, Milwaukee, Orlando, New York, Memphis, Miami et Detroit), avec qui j'ai d'ailleurs eu le privilège de m'entraîner. Et puis bien sûr Goran Dragic, le plus célèbre joueur de Slovénie (arrière meneur né en 1986, en NBA depuis 2008 : Phoenix, Houston, Miami).

 

- Où en est ta carrière internationale avec la Slovénie ?

- J'ai joué dans toutes les équipes de jeunes et l'été dernier, je faisais partie d'une liste élargie pour participer à un stage de préparation en vue de l'Euro 2017. Malheureusement, je n'ai pas été retenu. Mais devenir international et représenter mon pays reste évidemment un objectif majeur. Je suis encore jeune, je peux y arriver !

 

- Comment se passe ton adaptation en France, le premier pays étranger où tu vis et travailles ?

- Très bien ! C'est joli et la vie ressemble à celle en Slovénie, sauf qu'ici, tout est cher ! Mais à part Châlons et Reims, je n'ai pas vu grand-chose. Juste un petit tour à Paris pour voir la Tour Eiffel...

 

- Et ton adaptation au basket de Pro A ? Comment le juges-tu par rapport à la Slovénie ?

- Le niveau est clairement plus élevé. Il y a plus de moyens et donc plus d'étrangers qu'en Slovénie. La Pro A est beaucoup plus athlétique, plus rapide. Je crois que mon adaptation se passe bien - c'est aussi plus facile vu que le coach parle ma langue -, mais j'ai clairement des efforts à faire pour progresser dans ces domaines, et aussi en défense.

 

- Comment juges-tu le jeu du CCRB depuis le début de la saison ?

- Nous sommes un peu sur les montagnes russes, une fois en haut, une fois en bas... Il faut qu'on règle ça, qu'on soit plus constants. Je suis confiant : plus la saison va avancer et plus on va gagner en cohésion.

 

- A 24 ans, quelles sont tes ambitions à moyen et long terme ?

-  Je ne me projette pas trop loin dans l'avenir. Pour l'instant, je me consacre au CCRB, à ses résultats cette saison. Personnellement, mon but, c'est de faire chaque année mieux que la précédente.

 

- As-tu des objectifs personnels précis pour cette première saison en France ?

- Disons que vu mon temps de jeu, j'aimerais arriver au minimum à une dizaine de points de moyenne et entre trois et quatre passes décisives (Miha est pour l'instant à 7,8 points et 1,5 passe décisive en 19 minutes de jeu, ndr). Ce serait une bonne première saison pour moi.

 

- Merci à Luka Antic pour la traduction.