PREVIEW LIMOGES

A l’assaut de Limoges !


En se rendant à Beaublanc, le CCRB espère renouer avec les victoires hors de ses bases. Il devra pour cela être vigilant dès les premières possessions.


« Si l’on revient de nos deux déplacements consécutifs avec un succès, ce sera un exploit », annonçait Nikola Antic avant que sa troupe ne prenne la direction de Levallois il y a huit jours. Battus dans les Hauts-de-Seine (86-78), Mark Payne et ses partenaires sont donc dans l’obligation de s’imposer demain samedi (20 heures) s’ils veulent signer cette performance tant désirée par leur coach. Oui mais voilà, l’adversaire qui les attend (de pied ferme) n’est autre que Limoges, un (ancien) grand de l’élite hexagonale.


« Ancien », car après deux titres de champion de France (2014 et 2015), le CSP reste sur une saison catastrophique  - eu égard à son statut – avec une 10e place lui ayant fermé les portes des play-offs. L’exercice qui vient de débuter ne semble pas vouloir inverser la courbe descendante du CSP. Le coach Dusko Vujosevic a même osé parler de l’objectif maintien !


BUFORD, LE DANGER


Avec trois victoires pour trois défaites, le club de la Haute-Vienne se situe sur la même ligne que le CCRB. « Ils doivent ressentir de la frustration », lâche et craint le coach marnais. « Avec le soutien de leur public, l’intelligence de jeu de leurs cadres, ils peuvent être redoutables… si on n’est pas concentré et rigoureux dès les premières minutes ». Autrement dit, il faudra empêcher les Limougeauds de jouer dans leur registre et éviter que le tempo de la partie ne s’affole.


Surveiller de près les dépositaires du jeu du CSP est donc un impératif. Au premier rang des dangers identifiés, il y a le top scoreur de la division William Buford. L’ailier américain ne se fait pas prier pour dégainer (13 tirs par match – 19,5 pts à 51 % - 47 % derrière l’arc de cercle). Mais, il ne se contente pas de ces tickets de shoots. Il se mêle à la lutte pour les rebonds et quand l’accès au cercle n’est pas dégagé, il approvisionne ses coéquipiers en caviars. Autres gâchettes à contenir : le meneur Dashaun Wood (8,8 pts – 4,3 passes – 3,2 rebonds) et les intérieurs CJ Fair (12 pts – 5,7 rbds) et Ousmanne Camara (13,7 pts – 7,2 rbds).


AU TOUR DE PAYNE


S’ils parviennent à limiter ce « quatre majeur » et le CSP à moins de 75 points – plus facile à écrire qu’à réaliser – les hommes de Nikola Antic auront effectué une bonne partie du chemin pour la quête d’un quatrième succès.


Et puis, le destin pourrait donner un nouveau coup de pouce aux Marnais. Nikola Antic a, en effet, remarqué que chaque fois que l’un de ses joueurs rencontrait le club qu’il défendait la saison dernière, la victoire avait été au rendez-vous. Après Nicolas De Jong (Cholet), Edouard Choquet (Villeurbanne) puis Tyler Cain (Dijon), c’est donc au tour de Mark Payne de défier (et de vaincre) ses anciennes couleurs.