PREVIEW DIJON

Dijon, un os dur à ronger


Les Bourguignons ont l’habitude de martyriser les attaques adverses. Le CCRB en a régulièrement fait la cruelle expérience depuis son arrivée dans l’élite. Et si cela changeait vendredi soir (20 heures à René-Tys) ?


Après quatre journées, le CCRB présente un bilan équilibré, son meilleur bilan à ce stade de la compétition depuis qu’il fréquente la Pro A. Cet excellent résultat, le groupe de Nikola Antic le doit à son efficacité sur la route : deux déplacements, deux victoires à Cholet (qui vient de s’imposer sur le parquet de Limoges) et à Villeurbanne, le champion de France. Pas mal comme tableau de chasse !


Pour qu’il soit encore plus clinquant, il faudrait que l’union marnaise y ajoute un succès à domicile. Pourquoi pas demain vendredi (20 heures)  lors de la venue de Dijon ? L’occasion est rêvée de passer au positif… à condition de battre ces Bourguignons qui sont tout sauf une formation facile à manœuvrer. Les Ccrbistes le savent, eux qui n’ont remporté qu’une seule de leurs cinq confrontations avec les Côtes d’Oriens (86-80 à René-Tys en 2014-2015, la seule fois où ils ont marqué plus de 80 points aux Djonnais).


LA DURETÉ DEFENSIVE DE DIJON 


Cette année, ils ont subi la loi de la JDA lors du tournoi de Vittel (83-72). Mais, ce n’était qu’un match de pré-saison et les Ccrbistes étaient privés d’Alex Young. La soirée s’annonce donc délicate face à un groupe dont la marque de fabrique est incontestablement la dureté défensive. Un exemple que les hommes de Nikola Antic seraient bien inspirés de suivre. Car, leurs rivaux de demain « abuseront » certainement de cet atout pour se remettre de la punition reçue la semaine dernière à Levallois (51-77).


Doit-on pour autant s’attendre à un match cadenassé ? La dynamique de la dernière journée permettra-t-elle au CCRB de signer un troisième succès ? La victoire de Châlons-Reims à Lyon-Villeurbanne (77-73) a rassuré quant à la capacité des Champenois à surmonter les difficultés (à la 25e, ils étaient menés de 18 points) ! Nikola Antic ne voudrait pas que ce scénario « course-poursuite » se reproduise trop souvent. Le remède ? « Ne pas avoir peur de Dijon », avance le technicien du cru. Et aussi contenir les intérieurs Miles et Passave-Ducteil ou l’ailier Grant.


CAIN RETROUVE SON ANCIEN CLUB


La priorité sera pourtant de « s’occuper » de la traction arrière Axel Julien (12,5 pts) et David Holston. L’Américain présente la meilleure évaluation de son équipe (16,5 en 25’) et prend un malin plaisir à distribuer les caviars à ses partenaires (7,8 passes décisives).


La mission est donc toute trouvée pour les meneurs ccrbistes, Edouard Choquet et Jermaine Anderson : ils devront fatiguer leurs vis-à-vis des deux côtés du terrain. A Villeurbanne, Anderson a signé un dernier quart temps de haute volée. Reste à savoir s’il continuera sur sa lancée ? Si tel est le cas, il obligera les Dijonnais à revoir leur copie défensive. La tâche de ses partenaires serait ainsi moins compliquée. Il faudra enfin espérer que Tyler Cain se mette en tête de briller face à son ancien club et qu’il ajoute à son habituelle cueillette sous les panneaux (9 rebonds de moyenne) un troisième double-double.