CR J23 : CCRB - DIJON : 76 - 78

Une entame indigeste


Le CCRB, rapidement distancé par Dijon, a pourtant entrevu une troisième victoire consécutive. Mais, ils ont échoué dans le money time.


REIMS. -  Dijon bat Châlons – Reims 78-76 (33-24, 18-22, 4-11, 25-17). Arbitres : MM. Bissang, Thépenier, Deman.


CCRB : 25 paniers sur 56 tirs dont 9 sur 24 à trois points. 17 lancers francs sur 22. 23 fautes. 34 rebonds (Gordon 11). 15 passes décisives (McConnell 7). 22 balles perdues.


Richard 11, Young 22, Gordon 5, McConnell 7, Florimont 6 puis Stephens 2, Morandais 11, Lesca 12.


DIJON : 27 paniers sur 52 tirs dont 9 sur 24 à trois points. 15 lancers francs sur 27. 26 fautes. Eliminés : Hesson (35e), Holston (40e). 28 rebonds (Cain 6). 12 passes décisives (Julien 4). 20 balles perdues.


Alingue 10, Brooks 3, Cain 8, Williams 19, Julien 9 puis Judith 8, Holston 10, Hesson 5, Dinal 6.


 


Quand on s’incline par une marge étroite, on trouve mille raisons pour expliquer la défaite. Battus de deux longueurs, les Ccrbistes ont certainement passé et repassé dans leurs têtes  certaines actions qui leur auraient permis d’inscrire trois points de plus… Mais, c’est bien connu, on ne réécrit pas l’histoire. Alors, Michel Morandais et ses partenaires pourront regretter leur premier quart temps et leur défense sur les gâchettes adverses trop permissive (six tirs primés encaissés), ils regretteront aussi les 22 ballons perdus dans le match ou encore ce coup de sifflet contre McConnell coupant court le « trois contre zéro » qui aurait permis aux Marnais d’égaliser à 75 partout. Ils se diront aussi…


Mais, la vérité de la soirée les rattrapera toujours. Si les Dijonnais se sont échappés dans les dix premières minutes, ils le doivent à une adresse périphérique désespérante (6/7 pour Julien, Williams et Holston). Les Bourguignons possédaient ainsi neuf points d’avance à la 3e (7-16) puis 11 deux minutes plus tard (9-20). Malgré tous les efforts de Young et Richard notamment,  les Champenois ne parviendront  pas à grignoter leur retard.


PRISE DE POUVOIR


Ayant étiré la défense du CCRB, Dijon sollicitait davantage son secteur intérieur après le mini repos. Heureusement, Rémi redevenait Lesca, ce shooteur fou à 6,75 m. En une minute, il faisait mouche à trois reprises, Morandais suivait son exemple et l’écart se réduisait (36-41, 15e). « Défensivement, on n’a rien proposé au cours de cette période », constatait Laurent Legname. « Mais, offensivement, il n’y a rien à dire ». Alingue, Williams et Dinal trouvaient la faille et repoussaient rapidement leurs hôtes à 12 longueurs (38-50) avant de subir une nouvelle poussée ccrbiste (46-51). « A la mi-temps, le score était correct », souligne Nikola Antic.


La reprise allait être frustrante pour les deux formations. « Le troisième quart a été horrible pour nous », lâchait Legname après coup. « Face à une équipe qui privilégie l’entraide défensive, il aurait fallu faire circuler davantage la balle », analyse Antic. Bilan des courses, une période comme on n’en voit plus beaucoup, remportée 11-4 par le CCRB. Le principal enseignement de ces dix minutes crispantes était la prise de pouvoir des Marnais à la 26e sur un panier de Young (55-53 puis 57-55, 30e).


RENE-TYS GRONDE


Un avantage bien fragile, rapidement gommé par les Bourguignons, intraitables devant leur cercle pendant plus de quatre minutes et s’en remettant à leurs hommes du banc Judith et Dinal de l’autre côté du terrain. Les Ccrbistes encaissaient un 12-0 qui semblait rédhibitoire (57-67, 34e). Loin de baisser les bras, les hommes de Nikola Antic repartaient au combat. Richard, Morandais puis un bonus de Young réduisaient la facture de moitié (68-73). Gordon, bien muselé par la JDA, et Morandais faisaient gronder René-Tys (73-75 à 27 secondes du buzzer). McConnell croyait bien alors que sa pression défensive allait ramener les siens à hauteur de Dijon. Les arbitres en décidèrent autrement qui le gratifièrent d’une faute.


Dans un final à suspense et à rallonge, les derniers points étaient inscrits sur la ligne de réparation  sans qu’il y ait un nouveau changement de leader. « Avec cette défaite, nous avons fini de regarder vers le haut », conclut Antic. « Il faut prendre du plaisir jusqu’à la fin de saison, jouer plus relâché et aller chercher quelque chose à l’extérieur », ajoute Rémi Lesca. Au Mans dès la semaine prochaine ?